texte et photos Yoan Barbier
texte et photos Yoan Barbier
Historique
La base a été créée en 1941. Elle est située au Nord de Newcastle, deuxième ville de l’état du New South Wales. Elle permit la formation de pilotes pendant la Seconde Guerre Mondiale, avant d’être partagée avec une partie dite ‘Civile’. Elle constitue l’épine dorsale de la chasse Australienne avec la base d’Amberley dans le Queensland,. En effet, RAAF Williamtown accueille :
- Le Squadron N°76 avec des chasseurs légers Hawk 127
- Le Squadron N°2 avec des Boeing E-7A Wedgetail
- Le Squadron N°3 de transition des pilotes sur F-35A
- Le Squadron N°77 opérant des F-35A
Avant le F-35A, la base accueillait le F18 Hornet, dont celui préservé au musée de la base qui fut le dernier utilisé par la RAAF en démonstration et piloté par le Commandant Easty, que j’avais eu l’occasion de voir en vol en 2019 lors du meeting aérien d’Omaka en Nouvelle Zélande.




Spotting
La base a été réaménagée au cours des 10 dernières années afin d’accueillir les avions AWACS Wedgetails, ainsi que les F-35A. Il existe plusieurs points de spotting référencés et autorisés, dont les deux plus célèbres sont le « deck » du Museum of Flight adjacent à la base, ou le parking à côté du giratoire à l’Est de la piste, offrant une vue imprenable sur les taxiways, la piste, et les phases de décollage ou d’atterrissage. En ce qui me concerne, j’ai habité plusieurs mois dans la ville de Raymond Terrace, située à l’Ouest de Williamtown, et dont l’axe d’approche par l’Ouest passait littéralement 100 m à côté de la maison. Il était fréquent d’entendre et d’observer des F35-A et autres aéronefs en début de nuit.
En parallèle, entendre depuis le bureau situé à 10 minutes les nombreux décollages des F35-A et Super Hornet à longueur de journée ne favorisait pas une pleine concentration, ce qui impliquait régulièrement d’aller décompresser au pied de la piste en fin de journée.
Cela permit de jouer avec les couleurs du soleil couchant ou d’observer des exercices de nuit des jets.



Au soleil couchant
L’occasion fut donnée d’y découvrir le Boeing Wedgetail.










Ou encore le Hawk.





La base est également dimensionnée pour accueillir des « freigthers » de type 747 afin d’assurer la logistique des différents appareils sur site ou ceux des alliés venant s’entrainer au côté de la RAAF.
En Juillet 2023, la fin d’un exercice des Marines nécessite le rapatriement des pièces. Deux 747 assurent la rotation. Le premier en journée, quand le second est prévu en fin de journée, qui s’avérait plutôt être au début de la nuit, mais cela valait le détour.





Le F35-A au pays des kangourous
Enfin, il aurait été dommage de ne pas assister à un vol de démonstration d’un F35-A. Une démonstration est annoncée en fin de journée. Le rendez vous est pris. Cependant, une tempête approche laissant présager une possible annulation du vol. Le chasseur décolle avec un ciel s’assombrissant, le soleil commence à se coucher. « Damn » – va-t-il poursuivre sa démo ? Finalement, cela donnera lieu à de très belles images.
Pour conclure, les meilleurs moments de spotting autour de la Base sont du lundi au jeudi, journées de’entraînementpour les Hawks et F35-A. Pour les liners, toutes les journées sont bonnes. Lors d’exercices (y compris avec des F22 en 2024), il n’y a pas forcément de journée ou d’horaire particulier – la patience est ainsi de rigueur. Toutefois, il est possible de spotter sans problème depuis le deck du musée à condition de ne pas photographier les bâtiments.






































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